Histoires naturelles

2012

Dans plusieurs lieux du centre ville de Paray-le-Monial, l’exposition Histoires naturelles a présenté, du 7 juillet au 9 septembre 2012, le travail de 4 artistes faisant œuvre commune :

-  Pascale Beauchamps , plasticienne française,

- le collectif CaCO3 , composé de trois jeunes mosaïstes de Ravenne (Italie)

Avec des galets minutieusement choisis et agencés, Pascale Beauchamps réinterprète paysages minéraux et géologiques dans des œuvres souvent monumentales ; CaCO3 suggère la vie végétale et animale en travaillant l’inclinaison de tesselles finement
taillées.
Si technique, matériaux et dimensions divergent, est-ce leur poursuite assidue du mouvement et
de la lumière qui donne aux œuvres de ces 4 artistes un étonnant « air de famille » ?

Lieux d’exposition
Tour saint Nicolas - Tour du Rempart - Cour intérieure du cloître.
Une œuvre de CaCO3 sera présentée au musée du Hiéron,
musée des Beaux-Arts de Paray le Monial, rue de la Paix.
Horaires
Ouverture tous les jours de 10h à 12h30 et 14h à 19h
du 7 juillet au 9 septembre 2012
(+ journées du patrimoine 14 et 15 septembre 2012)
Entrée libre
Un catalogue est publié à l’occasion de cet événement.

Le vernissage de l’exposition a eu lieu le vendredi 6 juillet 2012 :
- à partir de 17h, accueil sur les lieux d’exposition avec intermèdes littéraires de Jean-Paul Monmaud.
- à 18h30, sur la place de l’hôtel de ville : allocutions et cocktail.
Une matinée de rencontres avec les artistes le samedi 7 juillet 2012 de 10h à 12h, une après-midi « portes-ouvertes » à la nouvelle Maison de la Mosaïque au 15b quai de l’industrie à Paray le Monial, de 14h à 16h.

Cette exposition reçoit le soutien du Conseil Régional de Bourgogne, du Conseil Général de Saône-et-Loire, du Pays Charolais-Brionnais et de la ville de Paray le Monial.

Pascale Beauchamps

Une réinterpréation du géologique
Sculpteur-mosaïste, Pascale Beauchamps
travaille presque exclusivement le ciment et
la pierre. Elle a ainsi creusé son sillon dans
le champ de l’art en adoptant le galet comme
matériau d’expression.
Loin des décors chargés des rocailles de la
Renaissance, son travail allie les formes simples
et le monochrome de la modernité.
Ajustant sans les tailler les galets ramassés puis
triés selon leur taille, leur couleur, leur dessin...,
elle recompose les paysages minéraux en
jouant, et c’est bien là tout l’art du mosaïste,
avec les interstices, les creux et les vides, les
dégradés de couleur et la fragmentation de la
lumière.

Artiste autodidacte née en 1952, Pascale Beauchamps
vit et travaille en Bretagne depuis plus de 30 ans.
Devenue mosaïste en 1995, elle obtient le premier prix
des rencontres internationales de Chartres en 2001.
Ses œuvres, souvent monumentales, se retrouvent
dans la décoration intérieure ou les jardins, pour des
édifices publics, de grands hôtels ou des particuliers...

CaCO3

Une leçon de sciences naturelles
Dès l’époque byzantine, les mosaïstes ont cherché
à amplifier l’effet de la lumière dans leurs œuvres
murales en disposant les tesselles de manière
légèrement inclinée par rapport au plan.
Sur la base de cette simple observation, CaCO3 met
en pratique les potentialités « linguistiques » de la
tesselle en créant des mosaïques originales et très
raffinées, capables de donner vie à la matière et de
passer du minéral à l’organique ; les tesselles
s’inclinent comme des éléments végétaux animés
par le vent ou à la recherche de lumière.
Le morcellement et la recomposition est une des
caractéristiques essentielles de la mosaïque. Actuellement
les membres CACO3 méditent sur l’idée de la
partie et du tout, sur la transformation d’un microcosme
dans un macrocosme. Dans cet esprit, ils
explorent des formes de vie diverses, des cellules les
plus simples aux colonies biologiques et aux agglomérations
urbaines.
À Paray le Monial, CaCO3 réserve aux visiteurs la
surprise d’une salle aménagée comme un museum de
sciences naturelles, espace à la fois narratif et humoristique,
entre réalité et fiction, qui présente d’une
manière très documentée les derniers specimens
d’une espèce animale propre aux marais de Ravenne,
et disparue à la fin du XIXe siècle !

Le collectif CaCO3 naît en 2006 à l’initiative d’ Âniko
Ferreira de Silva, Giuseppe Donnaloia et Pavlos
Mavromatidis
, qui ont suivi la même formation auprès
de l’École pour la Restauration de la Mosaïque de
Ravenne.
Ils partagent et développent un parcours commun de
recherche artistique, axé sur les possibilités expressives
de la mosaïque et ses applications à l’architecture et au
design.
Reprenant la formule chimique du calcaire, le nom
CaCO3 fait référence à une substance largement utilisée
dans l’art de la mosaïque, et révèle d’emblée l’importance
de la matière dans le travail du groupe.
En automne 2011, il a reçu le premier prix international
« Jeunes aristes et mosaïque », attribué par le MAR,
musée d’art de Ravenne, dans le cadre du 2e festival
intenational de mosaïque.
Le groupe CaCO3 vit et travaille à Ravenne.

La galerie “L’atelier Mosaïque”

M comme Mosaïque occupe en centre ville, rue de la Visitation à Paray-le-Monial, une boutique qui sert d’atelier secondaire hors saison.
Ce local, transformé en galerie, est mis, le temps de l’été, à la disposition de mosaïstes proches de l’association, notamment d’anciens stagiaires, professionnels ou amateurs de bon niveau, par périodes d’une semaine, du 7 juillet au 10 septembre 2012.
Tenue par les artistes eux-mêmes, cette galerie dont les cimaises se
renouvellent régulièrement est un lieu de rencontres et d’échanges
chaleureux autour de la mosaïque.
Avec : Nathalie Chaulaic, Elisabeth Ragon / Anik Appert-Ligonnet / Annie Dunlop / Mary Müller, Muriel Quirion, Alvaro Melo Marquez, les ateliers hebdomadaires de McM, Malika Ameur, Collectif T16 (collectif créé suite au stage chantier de l’été 2011 à Paray), Elisabeth Laure.

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